Bâtiments tertiaires en France : état des lieux des consommations énergétiques et leviers d’action

Face à la hausse des coûts de l’énergie et au renforcement des obligations réglementaires, la maîtrise des consommations énergétiques est devenue un enjeu stratégique pour les bâtiments tertiaires. Bureaux, établissements d’enseignement, commerces, bâtiments publics ou de santé concentrent une part significative de la consommation nationale.

Pour les directions techniques et les exploitants, l’enjeu est clair : comprendre où l’énergie est consommée, disposer de données fiables et piloter des actions efficaces dans la durée, notamment dans le cadre du décret tertiaire et du décret BACS.

Les chiffres clés du secteur tertiaire en France

Le parc tertiaire français représente un volume considérable, tant en surface qu’en consommation énergétique.

Un parc vaste… et des consommations en hausse

Le secteur tertiaire représente environ 1,2 milliard de m² en France, dont près de 1 milliard de m² est directement concerné par le décret tertiaire (bâtiments ou ensembles de bâtiments de plus de 1 000 m²).

Depuis les années 2000, les consommations énergétiques du secteur n’ont pas diminué, bien au contraire :

  • la consommation finale d’électricité des bâtiments tertiaires a augmenté d’environ +2 %,
  • toutes énergies confondues, la consommation progresse encore de +0,8 % par an en moyenne.

Aujourd’hui, la consommation finale d’énergie du secteur tertiaire est estimée à environ 235 à 240 TWh par an, soit près de 15 % de la consommation énergétique finale nationale.

Les chiffres clés

1,2

milliards de m² de bâtiments tertiaires

~249 TWh

de consommation annuelle

17 %

Le parc tertiaire représente 17% de la consommation d’énergie finale en France.

Ces tendances soulignent une réalité : sans action ciblée et mesurée, les consommations continuent d’augmenter malgré les progrès technologiques.

En chiffres : les principaux postes de consommation énergétique

Pour agir efficacement, encore faut-il savoir où part l’énergie. Les postes de consommation varient selon l’activité, mais certaines tendances sont communes à la majorité des bâtiments tertiaires.

Le chauffage reste le premier poste énergivore

Sans surprise, le chauffage demeure le principal poste de consommation énergétique dans les bâtiments tertiaires, en particulier dans les bureaux, les bâtiments publics et l’enseignement.

Mais d’autres usages, longtemps considérés comme secondaires, prennent une place croissante.

Des usages en forte progression

Les équipements bureautiques, les outils de communication et surtout la climatisation connaissent une croissance continue depuis plusieurs années.

En 2015, ces usages représentaient :

32 % de la consommation d’électricité du secteur tertiaire, contre 25 % quinze ans plus tôt.

Cette évolution traduit :

  • une augmentation du nombre d’équipements électriques,
  • une demande accrue de confort thermique,
  • des usages numériques de plus en plus intensifs.

Répartition des consommations dans le tertiaire

Dans le parc tertiaire, les consommations énergétiques se répartissent entre plusieurs usages principaux :

  • CVC : représente jusqu’à 50% des consommations énergétiques d’un bâtiment
  • L’éclairage : représente environ 25 % des dépenses énergétiques du secteur
  • Bureautique
  • Eau sanitaire
  • Autres usages

Ces ordres de grandeur mettent en évidence un point clé : les nouveaux usages électriques pèsent de plus en plus lourd dans la facture énergétique et nécessitent un suivi fin.

Les bâtiments publics : un enjeu souvent sous-estimé

Contrairement à certaines idées reçues, la maîtrise de l’énergie ne concerne pas uniquement les acteurs privés.

Près de 40 % des surfaces du parc national de bâtiments tertiaires sont des bâtiments publics :
collectivités locales, établissements scolaires, bâtiments administratifs, équipements sportifs ou culturels. Ces acteurs sont donc pleinement concernés par les enjeux énergétiques… et réglementaires.

L’ADEME a notamment mis en évidence une augmentation d’environ +4 % des consommations d’énergie des collectivités locales sur les cinq dernières années.

Un signal fort, à un moment où :

  • les budgets des collectivités sont sous tension,
  • la sobriété énergétique devient un impératif,
  • les obligations réglementaires se renforcent.

40 %

~ 40 % des surfaces du parc national de bâtiments tertiaires sont des bâtiments publics

Maîtriser l’énergie : un triple impératif

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Maîtriser la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires répond aujourd’hui à trois enjeux indissociables :

  • Environnemental, pour réduire l’empreinte carbone du parc existant,
  • Économique, pour contenir durablement les coûts énergétiques,
  • Réglementaire, avec des obligations désormais structurantes, comme les décrets Tertiaires et BACS.

Le rôle clé de l’IoT pour passer de la contrainte à l’action

Dans les bâtiments tertiaires, la difficulté n’est pas tant de vouloir réduire les consommations que de savoir précisément où, quand et pourquoi l’énergie est consommée. Les suivis globaux, souvent mensuels ou annuels, offrent une vision partielle et limitent la capacité à agir efficacement.

L’IoT apporte une réponse opérationnelle à ce défi, en donnant accès à des données fiables, continues et exploitables directement sur le terrain.

Mesurer finement pour mieux comprendre

Les capteurs IoT permettent de suivre en continu les consommations d’énergie (électricité, gaz, chaleur, eau), comme les facteurs d’ambiance d’une pièce (température, humidité…) et de les analyser avec un niveau de granularité adapté au tertiaire :

  • distinction des principaux usages (chauffage, climatisation, éclairage, équipements),

  • vision par zone, étage ou bâtiment,

  • suivi précis des variations dans le temps.

Cette mesure fine permet d’identifier rapidement les postes les plus énergivores et de cibler les actions les plus pertinentes, sans engager de travaux lourds.

Détecter les dérives et agir au bon moment

Au-delà de la mesure, l’IoT permet de passer d’un suivi passif à un pilotage actif des consommations :

  • détection des surconsommations anormales,

  • identification des équipements laissés en fonctionnement hors occupation,

  • mise en place d’alertes pour intervenir rapidement.

Les exploitants disposent ainsi d’indicateurs concrets pour ajuster les réglages et corriger les dérives avant qu’elles ne s’installent durablement.

Comparer, prioriser et piloter dans la durée

Pour les gestionnaires de parcs tertiaires, l’IoT facilite la comparaison entre bâtiments ou zones aux usages similaires :

  • identification des sites les plus énergivores,

  • hiérarchisation des actions à fort impact,

  • suivi des gains dans le temps grâce à l’historisation des données.

Cette approche progressive permet d’inscrire la maîtrise de l’énergie dans une démarche durable et mesurable.

Un socle de données au service des obligations réglementaires

Enfin, les données collectées via l’IoT constituent une base fiable pour répondre aux exigences réglementaires, qu’il s’agisse de suivi énergétique, de reporting ou de justification des actions mises en œuvre.

L’IoT devient ainsi un outil structurant, à la croisée de la performance énergétique, de l’exploitation des bâtiments et de la conformité réglementaire.

Conclusion

La consommation énergétique des bâtiments tertiaires continue de progresser, portée par des usages en forte évolution.
Face aux enjeux environnementaux, économiques et réglementaires, la maîtrise de l’énergie n’est plus une option.

En s’appuyant sur des données fiables et des solutions IoT adaptées, il devient possible de transformer une contrainte réglementaire en démarche structurée et mesurable, au service de la performance énergétique des bâtiments.

Vous souhaitez mieux maîtriser les consommations énergétiques de vos bâtiments tertiaires ?
Les équipes Adeunis vous accompagnent sur le terrain, de la mesure à l’action.

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